La grossesse est un processus naturel qui peut varier considérablement d'une femme à l'autre. Il est important de se rappeler que chaque grossesse est unique et que ce qui fonctionne pour une femme peut ne pas fonctionner pour une autre. Les futures sportives/athlètes enceintes auront davantage besoin de coachs et de conseils. Si les entraîneur peuvent aider les adhérentes souffrant de douleurs aux genoux, d'une blessure au dos ou à trouver des modifications d'exercices en fonction du niveau, ils sont également en mesure d'aider les femmes pratiquants du CrossFit® ou autre sport.
En validant, tu acceptes de recevoir nos emails. Désinscription en 1 clic.
1. Connaître les prédispositions du moment
Les coachs peuvent rapidement comprendre lorsque quelqu'un s'accroupit si son genou représente ou non un potentiel faiblesse qui pourrait amener la personne à se blesser. Par conséquent, ils préconisent des recommandations via des exercices alternatifs. La grossesse n'est pas une blessure, c'est une situation temporaire.
Il n'est pas rare que des athlètes souffrent de douleurs pelviennes, notamment des douleurs abdominales ou des troubles urinaires. Ces symptômes peuvent être associés à des changements dans le corps, tels que la grossesse, la ménopause ou l'augmentation de la masse corporelle. L'exercice peut également influencer sur les symptômes. Il est donc important de comprendre de rapidement quelles sont les actions à prendre à mesure que leur corps change, et comment l'exercice peut influencer sur les symptômes.
Les femmes enceintes souffrent souvent d'une diastase pendant la grossesse, un phénomène naturel dans lequel le corps s'adapte à la croissance du bébé. Cela peut entraîner des douleurs pelviennes, une pression ou une incontinence en raison des changements hormonaux, des pressions et des changements structurels de leur corps.
2. Ajustez leurs habitudes
Il ne s'agit pas seulement de modifier les exercices d'abdominaux ou du tronc, même si cela est un bon début, compte tenu de certaines de ces prédispositions. Les coachs doivent comprendre comment les femmes enceintes maintiennent naturellement un exercice sous tension, et aussi combien (et comment) elles peuvent soulever sur les lifts tels que le squat ou deadlift.
Ils doivent aussi reconnaître comment les femmes enceintes répartissent la pression intra-abdominale (retiennent-elles leur souffle et contractent-elles le tronc, poussent-elles vers leur ligne médiane ou vers le bas dans leur plancher pelvien ?). Le fait de remarquer ses habitudes/tendances permettra au coach d'aider à contrer les tendances habituelles de son athlète en lui fournissant plus de stratégies pour "écouter son corps". Un indice utile pour répartir la pression est de "respirer via les dorsaux" ou "d'expirer à travers le mouvement".
La pression et la tension sont des facteurs qui ont une influence importante sur les symptômes du tronc et du plancher pelvien. Par conséquent, il est important de prendre en compte la façon dont l'exercice est effectué, en plus de la sélection de l'exercice lui-même.
3. Adapter les exercices pendant la grossesse
Lorsque vous comprenez les prédispositions (et les potentiels symptômes), cela rendra le timing des modifications beaucoup plus intuitif pour vous et pour elles ! C'est une expérience d'apprentissage et d'enseignement pour tous.
Il est important de savoir comment modifier un exercice pour qu'il soit adapté à vos besoins. Il y a beaucoup d'options disponibles, comme le volume, la charge, la fréquence et le genre de mouvement. Il n'est pas toujours facile de tout gérer, mais c'est important de le faire pour obtenir les meilleurs résultats.
Par exemple, au fur et à mesure que la grossesse se poursuit, disons au cours des 20 dernières semaines lorsque le centre de gravité a changé, que le ventre est plus gros, etc., il est conseillé de réduire la fréquence et le volume pour préserver la santé du plancher pelvien et atténuer les symptômes potentiels (urine , pression, douleur, etc.).
De plus, le terme "lourd" est relatif. Une athlète enceinte peut vous dire : « Ce n'est pas lourd » (et ce n'est peut-être pas lourd d'un point de vue musculaire pour elle), cela peut cependant créer beaucoup de pression sur le tronc et le plancher pelvien.
Par exemple, 60kg au squat n'est peut-être pas lourd pour elles, mais cela peut l'être pour leurs abdominaux et leur vagin qui doivent absorber cette force pour luter contre la gravité due aux changements structurels et tissulaires.
4. Être attentif aux commentaires
Les femmes qui font du CrossFit® enceintes (ou les sportives de manière général) ne sont pas nécessairement fragiles, mais elles sont plus susceptibles de ne pas se sentir en sécurité face à un corps qui change en plus de devoir gérer le stress lié à cet événement. Elles peuvent avoir du mal à s'adapter aux changements, ce qui peut les rendre plus vulnérables. Elles doivent faire face aux attentes de leur entourage concernant leur grossesse et à leur capacité à continuer à pratiquer le CrossFit® ou leur sport, tout en gérant les nouvelles responsabilités et les changements liés à cette nouvelle phase de leur vie.
Il est courant pour les coachs de dire "tu vas récupérer très vite", ce qui bien évidemment part d'une bonne intention. Cela peut pourtant alimenter la pression et les attentes que les femmes sportives placent sur elles-mêmes.
Des coachs peuvent également dire, "l'accouchement ne sera pas un problème" ou "le bébé sortira très vite". La naissance est incontrôlable et il n'y a aucune garantie de facilité d'accouchement, malgré les niveaux de forme physique.
Le but est qu'elles se sentent responsabilisées sans attentes rigides reliées à un résultat défini. Il y a de fortes chances qu'elles se soient déjà mises beaucoup de pression par rapport à leur niveau de fitness. En leur montrant que vous croyez en elles et que vous les soutenez, elles se sentiront plus confiantes et moins stressées.
Le coach a un rôle important à jouer pour ses adhérentes qui sont enceintes. Il doit les accompagner dans cette expérience afin de les aider à la surmonter, à la traverser et à revenir de bon pied. Son objectif est de les guider, tout en leur offrant la possibilité de faire des choix autonomes pour leur corps. Si elles se sentent rejetées, non comprises (ou un état d'âme dans ce style) elles se retireront de votre salle et feront leur propre programme.
Le savoir-faire en matière d'entraînement pour les femmes enceintes ne se limite pas à l'entraînement physique. Il est également important de prendre en compte les changements psychologiques et de les aider à gérer leurs attentes vis-à-vis de cela. En tant que point de repère, vous devez les guider sportivement parlant tout au long de leur grossesse.
Article inspiré de Brianna Battles pour Morning Chalk Up.
Cet article peut contenir des liens affiliés. Si vous achetez via ces liens, nous touchons une petite commission qui finance les tests et la rédaction — sans surcoût pour vous.






